Version française
Victoire sur l’Eiger 20K – UTMB World Series

Après deux semaines un peu plus tranquilles au niveau de l’entraînement, il était temps de retourner en montagne. Direction Davos, dans les Grisons, pour deux semaines de stage avec l’équipe nationale Swiss Athletics. L’objectif : s’entraîner dans des conditions optimales, profiter de ce cadre assez magique et bénéficier des effets de l’altitude pour la suite de la saison.
Après six jours passés à Davos, je prends la route pour Grindelwald grâce au véhicule mis à disposition par mon partenaire DIMAB. Un soutien précieux qui me facilite énormément les déplacements entre les différents lieux d’entraînement et de compétition.
Grindelwald est un endroit que j’affectionne particulièrement. C’est une région où nous venions régulièrement en famille durant l’hiver et qui me rappelle aussi mes premiers entraînements d’endurance. Vers 13–14 ans, je commençais simplement à sortir, courir dans la nature et faire du ski de fond, sans vraiment imaginer où tout cela pourrait me mener quelques années plus tard.
Revenons à la course : 16,5 km pour environ 800 m de dénivelé positif.
Dès le départ, je m’élance rapidement sur la route qui traverse Grindelwald et me retrouve assez vite seul en tête. Commence alors toute la montée en direction de la station intermédiaire de First. Je garde régulièrement un œil sur ma montre, avec l’objectif d’essayer de suivre un rythme proche du record du parcours. Après 42 minutes de course, je compte environ 50 secondes de retard sur celui-ci.
Je poursuis mon effort du mieux possible sur la partie plus roulante avant d’aborder la descente. C’était probablement la partie que j’appréhendais le plus : ma cheville m’avait donné quelques soucis seulement sept jours auparavant et je ne savais pas vraiment comment elle allait réagir.
J’essaie donc de rester propre, de limiter les risques et de ne pas trop solliciter ma cheville dans la descente. Les sensations restent bonnes et, malgré cette approche prudente, je parviens à maintenir pratiquement le même écart sur le record jusqu’à l’arrivée.
Je franchis finalement la ligne en vainqueur, avec une belle avance et à seulement 50 secondes du record du parcours.
Une victoire très encourageante après seulement une semaine de reprise d’un entraînement plus structuré, mais surtout beaucoup de plaisir à gagner dans un endroit qui représente autant de souvenirs pour moi.
Une belle histoire à partager avec mes proches et une journée que je garderai longtemps en mémoire.

English version
Victory at the Eiger 20K – UTMB World Series
After two slightly easier weeks of training, it was time to head back to the mountains. I travelled to Davos, in the Swiss Alps, for a two-week training camp with the Swiss Athletics national team. The goal was simple: train in optimal conditions, enjoy this incredible environment and benefit from some altitude training ahead of the next part of the season.
After six days in Davos, I made my way to Grindelwald thanks to the car provided by my partner DIMAB. Having this support makes travelling between training camps and competitions much easier and saves me a lot of time.

Grindelwald is a place that means a lot to me. My family and I used to come here regularly during the winter, and it also brings back memories of some of my very first endurance training sessions. At around 13 or 14 years old, I simply started going outside, running through nature and cross-country skiing, without really knowing where this passion would take me a few years later.
Back to the race: 16.5 km with around 800 metres of elevation gain.
As soon as the race starts, I set off at a fast pace on the road through Grindelwald and quickly find myself alone at the front. From there, the long climb towards the intermediate First station begins. I regularly check my watch, as one of my goals is to try to stay close to the course-record pace. After 42 minutes of racing, I am around 50 seconds behind the record.
I keep pushing as well as I can through the flatter section before reaching the descent. This is actually the part I am most cautious about. My ankle had caused me some problems only seven days earlier, and I wasn’t entirely sure how it would react.
I therefore try to run smoothly, avoid unnecessary risks and protect the ankle as much as possible on the downhill. Fortunately, everything feels good and, despite running the descent cautiously, I manage to maintain almost exactly the same gap to the course record all the way to the finish.
I eventually cross the finish line in first place, with a comfortable lead and only 50 seconds outside the course record.
A very encouraging victory after only one week back into more structured training, but above all, it was special to win in a place that holds so many memories for me.
A beautiful story to share with the people close to me, and definitely a day I will remember for a long time.